mardi 29 janvier 2008

Algérie: Peu de produits certifiés


Vingt-cinq produits seulement ont été certifiés en Algérie. C’est du moins ce que viens d'annoncer le directeur général de l’Institut algérien de normalisation (Ianor).
Ce refuse pour autant de parler de retard dans ce domaine. “Nous ne sommes pas en retard, mais nous ne sommes pas au niveau de l’OMC”, affirme le directeur général de l’Institut algérien de normalisation, préférant qualifier le système de normalisation algérien de “jeune”. En matière de conformité aux règles de l’OMC, M. Mohamed Chaïb Aïssaoui affirme que le système “est pratiquement achevé”. “Il reste quelques textes à promulguer”, précise-t-il. C’est dans la mise en œuvre des textes que tous les autres systèmes doivent fonctionner. L’Ianor a même été certifié ISO-2001-2000 par un organisme certificateur international, le Bureau international AIB-Vinçote - SA Bruxelles (Belgique) en date du 26 mars 2007 pour un ensemble d’activités. M. Mohamed Chaïb rappelle que la loi fait obligation à tous les secteurs et organismes à activité normative de communiquer à l’Ianor les règlements techniques, normes et procédures d’évaluation de la conformité adoptés ou en projet. La communication du projet du règlement technique concernant les différents produits, biens et services, à l’Ianor permet à celui-ci, explique M. Aïssaoui, de les diffuser aux pays membres de l’OMC. L’Institut algérien de normalisation est le point d’information algérien sur les Obstacles techniques au commerce (OTC) de l’Organisation mondiale du commerce.Il affirme qu’“une instruction a été prise dans se sens”. Le directeur général de l’Institut algérien de normalisation évoque la mise en place d’une stratégie, 2008 à 2012, “pour répondre à la demande importante en certification, pour lutter contre la contrefaçon et donc préserver le consommateur algérien”. M. Mohamed Chaïb Aïssaoui affirme que l’organisme qu’il dirige certifie les produits et non le management de l’entreprise. Le directeur général de l’Institut algérien de normalisation annonce que trois règlements sont actuellement en préparation. Ils concerneront le ciment, les robinets à gaz et le matériel d’électricité. “Un délai sera accordé aux entreprises pour certifier leurs produits”, souligne M. Mohamed Chaïb Aïssaoui qui avertit, qu’une fois le délai passé, les produits non certifiés seront interdits de commercialisation. Le directeur général de l’Institut algérien de normalisation affirme que des experts européens travaillent actuellement en Algérie pour la mise en place d’un système de marquage de conformité algérienne. Par ailleurs, l’Ianor collabore actuellement avec l’association des producteurs de tubes plastiques pour la certification de leur produit. M. Mohamed Chaïb Aïssaoui reconnaît tout de même qu’en matière de métrologie, des problèmes demeurent.


Source - Liberté

vendredi 14 décembre 2007

Selon une enquête du CREAD. Un taux de 32 % des TIC dans les PME Algériennes !


Dans une enquête réalisée par le CREAD, pour le compte ministère des PME et de l'Artisanat, un point de situation a été dressé quant à la pénétration des TIC dans les PME

En effet, selon cette enquête intitulée « Impacts des TIC sur les PME », l'indice global de pénétration des TIC dans les PME est de 31,9%. Selon le CREAD « cet indicateur macro-économique, dont le calcul est basé sur les taux d'utilisation des TIC représentées par une gamme de moyens et de ressources technologiques tels que les ordinateurs, les logiciels, les réseaux Internet, les sites web, les investissements immatériels, est un précieux paramètre technico-économique susceptible d'éclairer les pouvoirs publics sur une des principales facettes du niveau technologique atteint pas nos entreprises. » L'enquête du CREAD a touché un échantillon de 350 PME dont l'effectif varie entre 10 et 250 salariés. Pour rappel, à la fin du 1er semestre 2007, le nombre de PME était de 396 972 dont 284 244 pour le privé, 711 pour le public et 112 017 pour l'activité artisanale.

Une PME, en Algérie, peut compter de 0 à 250 salariés. Les PME privées du secteur industriel dont le nombre d'employés se situe entre 20 et 250 sont au nombre de 2 150. Rappelons également que c'est le secteur des services qui enregistre le plus grand taux de PME avec 45,95%, soit 130 635, et que le volet service comprend les transports et communications, le commerce, l'hôtellerie et la restauration, les services fournis aux ménages et ceux fournis aux entreprises, les établissements financiers, les affaires immobilières et, enfin, les services à la collectivité.

L'enquête du CREAD a ciblé huit branches principales d'activité. Les 350 PME de l'échantillon sont départagées comme suit :

- 115 PME pour les pôles à fort potentiel technologique de l'Est du pays - Bordj Bou Arreridj, Sétif et Béjaïa - et de l'ouest - Tlemcen et Sidi Bel Abbès,

- 160 PME pour les grandes villes, à savoir Constantine, Alger, Oran et Ghardaïa,

- 75 PME pour les petites villes.

L'indice national de taux de pénétration des TIC dans les PME est de 31,89% répartis comme suit : 40,14% pour les grandes villes, 13,94% pour les petites villes, 21,64% pour les pôles technologiques de l'Est et 38,17% pour ceux de l'ouest.